vendredi 11 mars 2011

Véridique

"Le Liban est classé bon dernier sur 169 pays en termes de vitesse de connexion sur le mois écoulé.
Selon des tests effectués par speedtest.net auprès de plus de 50 000 utilisateurs internet au Liban entre le 7 février et le 8 mars 2011, la vitesse moyenne de téléchargement dans le pays est de 0,49 Mégabits par seconde en débit descendant (download) et de 0,10 Mb/s en débit ascendant (upload).
La position du Liban a régressé par rapport à décembre dernier, lorsque le pays était arrivé 157ème sur 162 pays selon le même classement.

Mounir Tarabay, PDG de Cedarcom et Mobi, en a profité pour dénoncer dans un communiqué de presse le prix excessif que les sociétés de télécom payent pour obtenir des connexions internationales : 2 700 dollars par mois par E1 (soit 2 mégabits par seconde), dont 1 350 dollars de taxes à l’Etat. Il a également dénoncé la concurrence déloyale exercée par l’opérateur historique Ogero dans l’installation du DSL. Pour rappel, Cedarcom a porté plainte en février contre le ministère des Télécoms pour non respect de ses engagements concernant ladite installation.

Le ministre des Télécoms sortant Charbel Nahas a mis en route un plan de déploiement de  fibre optique  sur le territoire libanais pour permettre d’améliorer drastiquement la vitesse de connexion."

Le Commerce du Levant 10/03/2011

vendredi 25 février 2011

La résistance druze

Nouvel air

Parce que le temps passe et que nos week-end sont maintenant réservés à la mémoire de 3A… Je vous propose une seconde phase pour notre blog, une nouvelle façon pour nous de partager avec vous notre expérience au Liban. A commencer, un peu brutalement, par celle-ci.





« Beyrouth, c’est comme se prendre un coup de poing dans le ventre.  Réaction organique, se recroqueviller, se débattre de douleur. Saigner de la bouche, des yeux, du cœur. Sentir ses entrailles qui pulsent à l’intérieur. Oublié l’être raisonnable et raisonné, n’être plus qu’un homme avec de la chair. Compter ses sens. Enlever le carcan, la camisole de force d’une vie bien réglée, d’un quotidien doucereux. A Beyrouth, les minutes ne se ressemblent pas. La vie ne se compte pas en « métro-boulot-dodo ». Elle s’engouffre à plein poumons, se vie à mille à l’heure.
Beyrouth n’est pas mélancolie et romantisme. Elle est violence, errance, démence. Vue du ciel, comme un vaisseau fantôme sorti du brouillard. Un cap de la dernière espérance. Héroïne, elle coule dans les veines de ceux qui la peuplent. Des fous, mais vivants au moins. Beyrouth est sauvage, vulgaire. Elle crache sur le reste d’un monde qui n’en finit plus de se laisser mourir d’ennui. Beyrouth crie.
Beyrouth, ce n’est pas une ville . C’est être la ville. Car on ne vient pas à Beyrouth, on est déjà Beyrouth depuis longtemps. Ainsi sont ou ne sont pas ceux qui l’adorent et ceux la haïssent. Pas de milieu possible. Aimer Beyrouth ou plutôt l’idée d’aimer Beyrouth n’est pas facile. C’est comme l’idée d’aimer prendre des coups. D’ailleurs aimer Beyrouth est un acte insensé. Coup de foudre qui ébranle tout. Une vie  entière. Beyrouth vous prend comme une lame de fond. elle retourne, triture, extirpe, froisse, agite. Et vous recrache sur le rivage. Un rivage qui n’est autre que vous-même. »
“Noir Beyrouth”
Emilie Thomas Mansour.  



Rattrapage

« Dans ce pays, il y a une haine pour tout ce qui est beau, ancien et naturel ». [Caroline Hatem]

Pourtant, dans les contrées reculées, nous avons découvert des sites incroyables. Et à défaut d ‘avoir pris le temps de vous écrire de beaux articles sur nos expéditions, nous nous armons de patience pour télécharger l'image.

Les temples de la Be'a -Baalbeck



mercredi 12 janvier 2011

Le temps nous est compté

Aya Chabeb, j'ai le grand plaisir de vous annoncer notre tour de France, sponsorisé par le SNCF !
Quelques dates à retenir...à partir du 22 sur Mézieu-les-bains (avec un déplacement possible jusqu'à la grand ville), le 25 en direct d'Agen et pour finir, rendez-vous sur Paris dès le 1er février. Ce serait tout à fait urbain de votre part de venir nous soutenir dans notre relais sportif ! Ce bref passage en France nous permettra de repartir de plus belle à Beirut; si le gouvernement y met du sien...On vous épargne les méandres de la politique libanaise, mais il nous arrive parfois d'avoir des hauts-le-coeur ! A très bientôt j'espère.